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Cri de détresse de l’environnement et tragédie humaine

Crédit AP/ Bullit Marquez
Crédit AP/ Bullit Marquez

Hommage et Compassion à toutes ces victimes martyrs de nos actions néfastes sur Mère Nature.

Face à un environnement de plus en plus rebelle, l’homme demeure impuissant et inefficace. La prévision météorologique n’est sans doute pas la solution convenable pour circonscrire et contrôler les catastrophes naturelles qui s’abattent sur la planète. Le rechauffement de la planète s’accompagne des désastres inimaginables dans l’une ou l’autre partie du globe. En témoignent le dernier passage du supertyphon Haiyan dans les Philippines qui auraient fait 10.000 morts. Que doit-on comprendre de ces fatalités naturelles dont l’origine est loin d’un decret divin mais plus proche de l’action des hommes ?

Réchauffement climatique et raison humaine

Les onze dernières années (1995- 2006) figurent parmi les plus chaudes de la planète. La température moyenne s’est élevée de 1,8°C et atteindra 4,5°C d’ici 2100. L’humanité dans un souci de développement économique a d’une manière excessive épuisé la nature et hâté sa destruction. La croissance galopante des pays industrialisées et en voie d’industrialisation s’accompagne d’une émission très forte de gaz à effet de serre, de la combustion d’énergies comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel qui polluent non seulement l’environnement mais entraîne d’autres conséquences néfastes sans précédent comme le réchauffement climatique. Malgré tous les accords signés en 2005 (le protocole de Kyoto) pour réduire les gaz à effet de serre néfaste pour la survie de la planète, l’Espagne a augmenté ses émissions de 50% depuis 1990, l’Australie de 30%, le Canada de 22%. La Chine quant à elle bat le premier record d’émission de gaz à effet de serre. Les USA ont même refusé de signer ce protocole qui selon eux limite leur développement économique. L’histoire retiendra que l’économie, le développement se développera au détriment du social, de l’homme et de son environnement. La boutade de Descartes sur l’homme en tant que « maîtres et possesseurs de la nature » est loin d’être le cas. L’homme a privilégié l’économie et la croissance qu’il a oublié sa propre survie et la survie de son environnement.

Vers une éthique de l’environnement : le développement durable

Les manifestations de la rationalité technologique sont patentes : le typhon en Philippines, de très fortes cyclones tropicaux, l’augmentation du niveau de la mère, de fortes inondations au Mali, au Togo à cause de la fonte des glaciers, l’évidente avancée de la mer dans le Golfe de guinnée. A tout cela s’ajoute ces dernières semaines l’observation minutieuse qu’a fait Elites d’Afriques cette dernière semaine : l’insalubrité grandissante du quartier de Bè à Lomé, le site le plus pollué du monde à Agbogbloshie à Accra où sont stockés des déchets de toute nature. Il importe que l’africain et surtout le citoyen du monde soit de plus en plus conscient de son action sur la planète. L’apocalypse en Philippines, les raz de marée, les séismes dans d’autres parties de la planète sont entièrement dus à notre insouciance et notre indifférence notoire sur notre environnement. La terre a été tellement polluée qu’elle demande maintenant réparations pour dommages et intérêts. Les simples gestes comme « jeter des sachets par la voiture, uriner à temps et à contre-temps dans tous les coins, mettre des feux de bois et brûler des tas d’ordure sans précaution » sont amplifiés à l’échelle mondiale en catastrophes naturelles. Le développement durable nous convie à respecter notre écosystème, à permettre aux générations futures d’hériter d’un environnement sain en évitant tout geste visant à détruire l’environnement. Il demeure qu’il reste beaucoup à faire pour créer des usines de recyclage en Afrique en vue de résoudre le problème de l’emploi et de pacifier la nature. Notre vie en dépend.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Philosophe et politologue de formation, spécialiste-chercheur en gestion de conflits et paix, je suis à la recherche d'un meilleur pour l'Afrique dans le monde.

Yao Kékéli Jean

Philosophe et politologue de formation, spécialiste-chercheur en gestion de conflits et paix, je suis à la recherche d'un meilleur pour l'Afrique dans le monde.

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